De la Société Industrielle à la Société de l’Information I -Du Prolétaire à l'Uberlétaire

L'apogée de la société industrielle

Ce n’est pas la Révolution Française qui liquide les corporations, le compagnonnage (déjà des co-) , mais bien les politiques conduites par l’Autocrate Napoléon Bonaparte.

 

12 ans de guerre nécessite peu à peu, la mise en place de processus industriels qui, peu à peu, dépossèdent les producteurs à la fois de leurs outils de travail et de leurs compétences techniques. La Restauration ne fait qu’entériner une évolution commencée sous l’Empire.

  

D’ailleurs, la pression guerrière (Afrique du Nord par exemple) maintient la nécessité de produire toujours plus. Les conditions de vie du travailleur se déteriore : passage à la manufacture, puis à l’usine, instauration d’une maîtrise, chienne de garde du capitale, regroupement des masses laborieuses dans un habitat plus proche de l’écurie (l’esclave antique est mieux logé que le travailleur d’usine du milieu du Xxème siècle), pénurie alimentaire chronique (la soupe, le pain, la viande très rarement).

 

Comment dans ses conditions être en capacité de reconstituer sa force de travail. C’est le constat que feront Marx et Engels dans leurs visites des industries anglaises.

  

Mais il ne faut pas se voiler la face. La condition ouvrière en France est égale à celle en Grande-Bretagne.

  

La seule différence, le climat qui autorise, au Sud de la Loire (et encore, des régions ouvrières comme celles de Saint-Etienne ou de Lyon ne sont pas mieux lotis). Les modèles de distribution de la Terre sont aussi un bon point pour la Société ouvrière mais au prix d’une double journée de travail, à l’Usine et aux Champs). La Géographie est française est également un avantage. Des vastes zones restent enclavés. On pourrait y voir un désavantage… mais jusqu’à l’arrivée des moyens de transports de masse, le train, la Société coopérative reste de mise comme en Bretagne, dans le Massif Central, dans les Alpes.

 

Le point culminant de l’aliénation des masses laborieuses est atteinte au milieu du XIXème siècle : Trains, voies ferrées, bateaux en métal,… couplés avec les expéditions coloniales et le profit qui peut être tiré de la double exploitation des colonies (matières premières captées contre obligation d’acheter les produits finis venus des grands pays capitalistes (Grande-Bretagne, Allemagne, France….) créent les moments les plus sombres de la classe ouvrière.

  

Mais déjà la Résistance ce met en place…. (à suivre).

 

 

De la Société Industrielle à la Société de l’Information III - Du Prolétaire à l'Uberlétaire

14-18 : une mutation nécessaire mais cruelle - 1

 

Le Chemin de fer avait transporté les Soldats du midi, de Bretagne, d’ Auvergne vers la ligne bleue des Vosges. Les bateaux à vapeurs, les tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, les tahitiens, les viets, les chinois, les australiens, les néo-zélandais…. Et les prolos se relevaient sonnés de quatre ans de guerre au profit du Capital qui choisit au Traité de faire payer l’Allemagne…. Et peux de voix se levèrent pour soutenir Karl Liebnek et Rosa Luxembourg qui hurlaient :  «  Ce n’est pas au prolo allemand de payer ». « Vae victis » chantaient les grands capitaines d’Industries.

 

Mais le ver était dans le fruit. Les femmes avaient pris des mauvaises habitudes. On sortait en cheveu, on buvait et on fumait, comme des hommes. Baisés sur toute la ligne, les prolos. Cocufiés par les profiteurs de Guerre.

Mais quelques camarades, sur l’idéal socialiste qu’ils croyaient voir se lever à l’est, reprenaient les luttes et le prix à payer dans les Corons du Nord, de Montceau-les-Mines, de Saint-Eloi-les-Mines, de Buxières-les-Mines, de toutes les mines de charbon, de fer, de terre, de pierre… les paysans rouges du Centre de la France, n’étaient pas décidé à se laisser faire.

  

Pendant quelques années, les profiteurs affichèrent leurs contradictions dans des gouvernements instables. L’ineffable Laval dévaluait dans l’espoir illusoire de défendre l’industrie française, à la crise des banques, à la surproduction organisée, les ligues fascistes mettait tout en œuvre pour se défaire de la « Geuse ». Mais au sol, les hussards noirs de la république, les scientifiques comme Curie, Langevin, les associations d’éducation populaire mettait tout en œuvre pour redonner aux prolos la culture contemporaine qui leur permettrait de reprendre la main sur les moyens de production : droit, savoirs technologiques, culture du groupe contre culture de la force. 18 ans de bordel organise, jusqu’à ce que ce lève l’espoir. Pour faire tourner la France, « la reconstruire » disaient-ils, les CHIENS DE GARDE serait bien revenus sur la « Journée de 8 heures », sur le samedi après-midi et le dimanche chômé. Rigolade répondait les ouvriers. Et la rigolade, accélérée par le comportement des ligues fascistes allaient s’ouvrir sur un court temps d’espoir.

  

(A suivre)

De la Société Industrielle à la Société de l’Information V - Du Prolétaire à l'Uberlétaire

Les politiques des contraires

Ce sont les contradictions internes du système capitaliste qui amenèrent au Pouvoir le Front Populaire. Le seul problème est qu’après la liquidation des Spartakistes (Liebneck, Luxembourg… ), la défaite de la classe ouvrière allemande et l’odieux traité de Versailles qui faisait payer aux prolos allemands le poids des conneries du Reich (version XIXème), ces contradictions favorisèrent aussi la montée du pouvoir National-Socialiste (Cela ne vous rappelle rien?).

 

Si l’on s’en tient à la seule France, et même si c’est une erreur méthodologique, le prolo gagne progressivement entre 1914 et 1936, une certaine indépendance. L’analyse faite de l’émancipation de la femme reste sur le simple fait qu’elle n’a pas encore acquis le droit de vote. C’est un fait, mais paradoxalement, avec le droit de travailler, le droit de vivre, des meilleures conditions de vie, elles gagnent en indépendance…. Le meilleur indicateur est la progression de la culturation des jeunes filles durant cette période. Il est évident que ce n’est pas chez les curés qu’elles reçoivent cette éducation. Mais, les formations d’Education Populaire font, avant même 36, des efforts incroyables. Trois femmes entrent au Gouvernement, regardez leurs CV, vous serez édifiez. En fait, la période 1918-1936 doit être analysé comme une période de formation des cadres de ce que seront les grandes Grèves de 36 et du futur gouvernement de Front Populaire. On en reste souvent à Blum et à la liste de ses ministres, mais on oublie que derrière eux, c’est la classe ouvrière qui accède pour la première fois aux premières lignes du pouvoir. Il est temps de rentrer dans la Société des Loisirs, mais cette entrée ne se fera pas sans malheurs, les antagonismes entre les différents courants du socialisme des plus modérés, les radicaux aux plus radicaux, les anarchistes va peser sur le Front Populaire au point qu’en deux ans, il va perdre un grande partie de son crédit.

 

(A suivre)

1933 : C'est pas encore la joie chez les prolos français, mais chez les prolos allemands, la misère va mettre au pouvoir Hitler

 

De la Société Industrielle à la Société de l’Information II - Du Prolétaire à l'Uberlétaire

Uberletaires de tous les pays unissez vous !

 

Au moment où s'impose la nécessité de refonder la gauche révolutionnaire, il n'est pas inutile de relire les socialistes utopiques du XIXème siècle.

Socialisme utopique n'est pas un gros mot (malgré le fait que le Stalinisme et le Maoisme ont dévoyé ces deux mots, d'ailleurs les deux leader maximos étaient-ils seulement des socialistes ?

En relisant les textes fondamentaux (les Proudhon, Baboeuf, Tristan... et plus particulièrement "Le droit à la Paresse" de Lafargue à l'aune de la Société de l'Information peut se refonder un nouveau corpus où le co (co-working, co-uuchsurfing, co-voiturage, co-opération, co-laboration) réhabilite le co-mmunisme tristement assassiné.

Remplaçons le concept de prolétaire ( Personne qui ne possède pour vivre que les revenus que lui procure une activité salariée" in Wikipedia ou "Personne qui ne possède plus ses savoirs, desquels elle a été dépossédée par l’utilisation d’une technique (savoir-faire, savoir-vivre, savoir-penser)" in Wikipedia) par le concept d'Uberletaire, ce qui revient au même mais fait plus moderne et implique directement la Société de l'Information, suite logique de la Société de Consommation et de la Société du Spectacle.

Tout parti d'extrême-gauche qui ne prendrait pas encore les mutations sociétales que sont l'introduction du numérique, de la robotique, des nanotechnologies dans ses réflexions est condamné à être pourri par l'histoire.... et des partis pourris comme le PS ou le PCF, incapables de se tenir aux fondamentaux du matérialisme dialectique sont aujourd'hui des charognes.

Hasta Siempre !

 

De la Société Industrielle à la Société de l’Information IV - Du Prolétaire à l'Uberlétaire

14-18 : une mutation nécessaire mais cruelle - 2

 Le Chemin de fer avait transporté les Soldats du midi, de Bretagne, d’ Auvergne vers la ligne bleue des Vosges. Les bateaux à vapeurs, les tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, les tahitiens, les viets, les chinois, les australiens, les néo-zélandais…. Et les prolos se relevaient sonnés de quatre ans de guerre au profit du Capital qui choisit au Traité de faire payer l’Allemagne…. Et peux de voix se levèrent pour soutenir Karl Liebnek et Rosa Luxembourg qui hurlaient :  «  Ce n’est pas au prolo allemand de payer ». « Vae victis » chantaient les grands capitaines d’Industries.

 

Mais le ver était dans le fruit. Les femmes avaient pris des mauvaises habitudes. On sortait en cheveu, on buvait et on fumait, comme des hommes. Baisés sur toute la ligne, les prolos. Cocufiés par les profiteurs de Guerre.

Mais quelques camarades, sur l’idéal socialiste qu’ils croyaient voir se lever à l’est, reprenaient les luttes et le prix à payer dans les Corons du Nord, de Montceau-les-Mines, de Saint-Eloi-les-Mines, de Buxières-les-Mines, de toutes les mines de charbon, de fer, de terre, de pierre… les paysans rouges du Centre de la France, n’étaient pas décidé à se laisser faire.

  

Pendant quelques années, les profiteurs affichèrent leurs contradictions dans des gouvernements instables. L’ineffable Laval dévaluait dans l’espoir illusoire de défendre l’industrie française, à la crise des banques, à la surproduction organisée, les ligues fascistes mettait tout en œuvre pour se défaire de la « Geuse ». Mais au sol, les hussards noirs de la république, les scientifiques comme Curie, Langevin, les associations d’éducation populaire mettait tout en œuvre pour redonner aux prolos la culture contemporaine qui leur permettrait de reprendre la main sur les moyens de production : droit, savoirs technologiques, culture du groupe contre culture de la force. 18 ans de bordel organise, jusqu’à ce que ce lève l’espoir. Pour faire tourner la France, « la reconstruire » disaient-ils, les CHIENS DE GARDE serait bien revenus sur la « Journée de 8 heures », sur le samedi après-midi et le dimanche chômé. Rigolade répondait les ouvriers. Et la rigolade, accélérée par le comportement des ligues fascistes allaient s’ouvrir sur un court temps d’espoir.

 

(A suivre)

 

De la Société Industrielle à la Société de l’Information V - Du Prolétaire à l'Uberlétaire

Naissance de la société des loisirs

 

1934 : Galvanisé par la victoire d’Hitler en Allemagne, les forces capitalistes s’efforcent de mobiliser l’ensemble des forces réactionnaires. Facile de les trouver dans la classe des petits commerçants, des petits propriétaires et du lumpenprolétariat (qui constitua en Allemag, désormais Nationale-socialiste, les Sections d’Assaut (SA), le bras armé du futur régime fasciste). Fort de la déliquescence du régime républicain, bien représenté par l’Affaire Stavisky (la spéculation et la rente), le grand capitale lance publiquement ses forces à l’Assaut de l’Assemblée Nationale et dans le secret fait agir la Cagoule.

 

 

Mais, la manœuvre ne trompe pas le Prolétariat. Le compromis de classe joue à fond à l’occasion des élections législatives de 36 qui porte au pouvoir un gouvernement socialiste dont la figure de Blum n ‘est que l’iceberg qui cache l’océan du désir des prolétaires.

 

Paniqué devant cette masse qui se dresse devant lui et, au dépit de Blum, impose la Grève Générale, le Patronat (allons les 100 familles) négocient pas à pas devant le mouvement populaire, qui, dans la joie et la bonne humeur, impose, entre autres choses, l’augmentation des salaires et surtout, les Congés Payés. On est déjà loin de la journée de 8 heures. Pour la première fois de son histoire, le prolétariat bénéficie de suffisamment de congés pour envisager autre chose que l’étude du soir : la capacité de prendre en mains les moyens de production est à portée de main. C’est ce qu’avait compris, Jean Zay, qui fait construire le Palais de la Découverte et le ministre de l’éducation nationale qui dote la France du plus grand réseau de bibliothèques gratuites, laïques, et, malheureusement, pas obligatoires.

 

L’heure est au savoir et à la connaissance, mais aussi à la découverte que seront les congés de 36 qui voient pour la première fois les ruraux acculturés renouer avec leur passé rural à grand coups de pédales de vélos et de coucher sur la tente. L’heure est aux grandes associations d’éducation populaire, les CMEA, la Ligue de l’Enseignement, la Fédération des Oeuvres laïques. Savoir et loisirs sont à l’ordre du jour.

 

Mais, les événement sont en marche, la sourde lutte du grand capital, vont repousser cette transition nécessaire de la société industrielle à la société des loisirs.